Après avoir commencé à apprendre le breton avec des cours du soir, j’avais à cœur de continuer avec un autre rythme. Issue d’une famille de bretonnants de naissance, il était important pour moi d’apprendre leur langue maternelle. Ma mère ne souhaitait pas me l’enseigner, selon mon père c’était une langue morte. C’était le résultat de toutes les remarques humiliantes qu’ils avaient entendues : le breton, langue de pauvres, de misère sociale, d’arriérés… Mon prénom aussi a fait l’objet de beaucoup de commentaires, même en Bretagne. Mais j’ai toujours trouvé cette langue magnifique ! C’était donc pour moi un projet de vie, thérapeutique, qui est devenu peu à peu un projet professionnel : pourquoi ne pas travailler en breton tous les jours ? Les stagiaires viennent avec des projets différents, grâce à des chemins différents. Il faut accepter l’immersion, le respect des autres, les règles de la formation, réapprendre à apprendre : il faut crocher dedans quoi ! Mais puisque selon moi ça en vaut la peine, je me suis inscrite au stage organisé sur l’Ile d’Ouessant par Stumdi également, à la deuxième formation Stumdi (pour aller plus loin dans les découvertes culturelles, la vie culturelle bretonne est foisonnante !) et je me suis pré-inscrite à la licence en breton en distanciel proposée par l’Université de Rennes 2. Jamais je ne cesserai d’apprendre le breton ! Cette langue est en train de changer ma carrière professionnelle et ma vie !

Nolwenn | Le breton en 6 mois | Septembre 2023 | Guingamp